Études promotionnelles
Accéder à un nouveau diplôme
La cotisation FMEP représente 0,6 % de la masse salariale, qui sont obligatoirement versés à l’Anfh. Ce fonds est réservé au financement des Études promotionnelles. La collecte s’est élevée à 245 819 k€ en 2025.
22 194 EP en cours en 2025 (tous fonds confondus)
Le financement des Études promotionnelles
Les Études promotionnelles permettent d’accéder aux diplômes et certificats dont la liste est fixée par arrêté ministériel (infirmier, cadre de santé, aide-soignant, etc.).
Elles peuvent faire l’objet d’un financement total ou partiel sur :
Le 2,1 % – Plan de formation (dont le FQ&CPF) ;
Le 0,6 % – FMEP (Fonds mutualisé des Études promotionnelles) ;
Les financements mobilisés par l’Anfh auprès de partenaires (CNSA, ARS, FIPHFP, conseils régionaux, FSE, etc.) ;
Sous conditions, le 0,2 % – CFP/VAE/BC.
Répartition des Études promotionnelles en cours en 2025 par diplôme (tous fonds confondus)
8 411 diplômes d’État d’infirmier en cours de financement en 2025
Études promotionnelles en cours de financement entre 2021 et 2025 (en nombre de départs en formation, tous fonds confondus)
En 2025, les études promotionnelles en cours de financement concernent 22 194 départs en formation, dont 9 004 nouveaux dossiers accordés au titre de l’exercice 2025, soit une diminution de - 4,8 % par rapport à 2024.
Pourquoi encourager les études promotionnelles ?
Car elles représentent une chance formidable de développer l’attractivité et la gestion des compétences au service de la qualité et de la sécurité des soins prodigués au sein de notre établissement.
Les études promotionnelles sont des opportunités d’évolution professionnelle pour les agents. Ils peuvent demander une formation complémentaire afin de préparer un nouveau métier, tout en bénéficiant d’un salaire et de la protection sociale de leur employeur.
30 professions réglementées sont concernées dont une médicale, sage-femme, et les autres paramédicales.
Comment fonctionnent concrètement les études promotionnelles ?
Financées par le biais de l’Anfh, elles couvrent les frais d’enseignement, de déplacement mais aussi les salaires des agents bénéficiaires, qui conservent leur traitement et leur avancement de grade et d’échelon. J’ai personnellement bénéficié de ce parcours : j’ai débuté au CHRU comme manipulateur radio et j’ai pu obtenir un diplôme d’État de cadre de santé ainsi qu‘un master de management public.
Autre exemple, une de nos ASH a réalisé trois études promotionnelles au cours de sa carrière : elle est devenue aide-soignante puis infirmière diplômée d’état (IDE) après trois ans de formation, et enfin cadre de santé.
Comment les agents expriment-ils leurs souhaits d’évolution ?
Nous les recensons lors de l’entretien annuel d’évaluation, complété par un entretien de formation.
Les agents créent ensuite, avec le soutien de leur hiérarchie, un dossier de demande d’études promotionnelles qui retrace leur carrière, le métier visé, les motivations…
C’est un bel enjeu pour le CHRU de Nancy qui accompagne environ 200 professionnels par an, ce qui représente un investissement financier important de plusieurs millions d’euros chaque année. Cet engagement institutionnel est une belle source d’attractivité pour la nouvelle génération qui recherche des emplois évolutifs et aussi un outil de fidélisation des professionnels déjà en exercice. Les études promotionnelles sont un catalyseur de compétences au service des professionnels et de la prise en charge des patients.